Editorial du mois de Décembre 2017

La vie c’est un don de Dieu

Plus que toute autre, la fête de Noël a été largement récupérée par la société de consommation, et sciemment détournée de sa signification originelle : interrogez des enfants dans la rue (et même au catéchisme), vous verrez que, pour la plupart d’entre eux, Noël évoque un bonhomme vêtu de rouge, plutôt que l’Enfant Jésus.
Chers paroissiens, Noël s’approche et nous nous en apercevons rapidement avec toutes ces lumières qui commencent à clignoter dans les rues de nos villages et avec toutes ces décorations en peu partout.
Cette fête donne lieu également à des réjouissances familiales, avec tout ce que cela comporte de repas, de cadeaux échangés et de traditions multiples, mais il faut pas oublier le sens véritable de cette fête, qui est la naissance d’un enfant, proclamée comme une joyeuse nouvelle : « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la cité de David » (Lc 2, 10-11).
Quelle immense joie, pour nous les chrétiens, de nous savoir aimés et sauvés, par Dieu lui-même qui s’est fait chair et se fait un tout petit enfant pour que nous l’aimions.
Mais comme auparavant, il y a aussi dans notre société le refus d’un monde, un monde qui se montre hostile et qui cherche l’enfant « pour le tuer » (Mt 2, 13), ou qui reste indifférent et sans intérêt pour l’accomplissement du mystère de cette vie qui entre dans le monde : « Il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge » (Lc 2, 7).
Finalement, je crois que cette fête de Noël nous invite à méditer au mystère même de la vie, puisque la vie est toujours un don et une bénédiction mais dans cette culture de la mort dans laquelle nous vivons, souvent la vie est rejetée.
Notre époque se distingue particulièrement par son acharnement à refuser la vie humaine dans ce qu’elle a de plus pauvre, comme l’enfant à naître, le vieillard ou la personne handicapée. Et dans ce contexte-là il me semble important de savoir nous relever et de défendre vraiment la vie.
Le pape Paul VI nous éclaire à ce sujet : « comme cela se passe dans le monde matériel et encore plus avec la vie, nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur. » (Humanae Vitae 13).
La vie humaine est sacrée depuis son commencement parce ce qu’elle comporte « l’action créatrice de Dieu » et qu’elle entretient toujours une relation spéciale avec son créateur, son but unique.
Seul Dieu est le Seigneur de la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin : quelques soient les circonstances, personne ne peut s’attribuer le droit de tuer d’une façon directe un être humain innocent.

Chers paroissiens, que ce début du mois de décembre, et, avec cette belle veillée de prière pour la vie qui nous a réuni le 2 décembre à l’église du Luc, nous invite sincèrement à défendre la vie par tous les moyens.
Que la Naissance de l’enfant Jésus, que nous allons fêter, nous aide à apprécier et à valoriser chaque vie humaine et à la défendre.
Que Dieu vous bénisse et nous vous souhaitons un Joyeux Noël et une Sainte année.

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